La lecture, adolescent, de Balzac, puis celle de Leiris m’ont donné bien avant l’aventure photographique, la jouissance du langage. Seule musique que je sache composer, la poésie m'est tantot suave comme une étole, tantot pétillante, tranchante, ou parfois mélancolique comme un puits.

Au départ, des jeux de langage, puis un glossaire en perpétuelle réécriture, et pour suivre des aphorismes, des anagrammes... A l'image des sculptures de Niki de St Phalle, ce travail est fait de fragments, de miroirs. Aucun corpus pour l'instant mais quelques publications, des lectures, des typoésies, instants de conscience émergeants de la rencontre.

La poésie est l’élégance des draperies de la pensée. L’immatérialité demeure son domaine.

GF 2010